Bitter Sugar

Ca commence par l'entrée en scène d'une grande et belle jeune femme qui, perchée sur de très hauts talons, se déhanche lentement au rythme de la musique émise par son téléphone portable. Un début très calme donc, presque silencieux. Durant le spectacle, 5 jeunes femmes se relaient ensuite ou s'unissent pour danser sur des musiques qui rappellent l'univers afro-américain des années 20-30. Parfois ça bouge beaucoup, on ne sait plus où regarder, parfois ça reprend son souffle doucement. Certaines artistes restent trop ancrées dans le mouvement hiphop et nous renvoient malheureusement une impression de déjà-vu. D'autres en revanche, tendent vers plus de créativité en puisant l'inspiration dans la danse africaine ou dans leur formation classique. Le désir de renouveler le hiphop est là en tout cas et les cinq interprètes n'ont rien à prouver quant à leur talent : chaque pas est parfait et se fond à merveille dans cette culture jazz revisitée. Il manque un certain dynamisme peut-être mais c'est tout ce qu'on pourra regretter même si la surprise finale nous arrache un sourire.

Sah

 

Bitter Sugar de Raphaëlle Delaunay
Festival de Suresnes Cités danse 2010

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