Le tango

Le tango, comme genre musical, est né à la fin du XIXème siècle à Buenos Aires. Les descendants d'esclaves africains ont gardé leur rythme de tambour et l'enracinement en Argentine aboutit à une fusion musicale qui engendre la milonga, au rythme enlevé, puis le tango. Aux tambours, flûtes et guitares viendront se substituer le piano puis le violon et le bandonéon, les instruments de base du tango. Son rythme est connu comme le 2x4, même s'il est souvent joué en 4x8.

C'est un art urbain, populaire, qui s'est exprimé non seulement à Buenos Aires mais aussi à Montevideo en Uruguay. Le langage du tango, le lunfardo, est celui des truands et a laissé son empreinte dans le parler portègne. Dès le début, la milonga et le tango se prolongent dans une danse de couple, et curieusement, au départ, entre hommes. Ils iront ensuite danser dans les maisons closes, avec les prostituées, d'où sa réputation sulfureuse de musique et danse des bas fonds et des truands.

Le Paris de la Belle Epoque est pris de frénésie pour le tango, y compris la bourgeoisie qui s'entiche de cette danse enlacée.
L'interprète à jamais le plus célèbre, Carlos Gardel, triomphe dans les années 1920 et 1930, jusqu'à sa disparition tragique dans un accident d'avion en 1935. Les années 1940 seront l'âge d'or du tango. C'est l'époque des grands orchestres, des poètes aux morceaux inoubliables (Homero Manzi, Juan d'Arienzo...).
Dans les années 1960 et 1970, les clubs et les bals ferment. Les grands orchestres se réduisent mais les grands noms continuent de jouer tentant de modifier le tango en l'adaptant au goût du public, mais on ne le danse plus à Buenos Aires.

C'est Astor Piazzolla, grand bandonéoniste vivement critiqué, qui a permis au tango d'évoluer et d'obtenir une nouvelle reconnaissance internationale. Aujourd'hui le tango est reconnu comme patrimoine argentin à part entière.

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